Le jour d’après

Un article publié dans Ouest-France le 20 mars 2020 sur le déroulement de la distribution de la veille.

À circonstances exceptionnelles, conditions particulières, puisque nous étions contraints à la mise en place de mesures préventives strictes.

L’article est à consulter ICI ou alors cliquez sur la copie de l’article.

Techniques culinaires et recettes simples de légumes et fruits bio

En tant qu’animateur culinaire, un de nos fidèles Amapiens, Dominique Ménard, a participé aux côtés de Gilles Daveau, de Cécile Morvan du groupement de producteurs Bio Loire Océan, ainsi que du réseau nantais d’animateurs culinaires, à la réalisation d’un livre sur les fruits et légumes bio de notre région. D’un format original, ce petit ouvrage présente  » côté jardin  » les productions et leurs méthodes au fil des saisons, et  » côté cuisine » des techniques culinaires et des recettes simples pour préparer ces produits en suivant cette saisonnalité.

Et voici donc un article de Ouest-France daté du 26 décembre qui fait la promotion de ce livre !

Beauvoir-sur-Mer. Julien et Analia créent les Salines du Breuil

Après de nombreuses années sur les plateformes pétrolières pour Julien, et une carrière dans le tourisme pour Analia, le couple cultive désormais son propre marais salant. Les premières récoltes sont sous bâches.

Julien Lemaire, au cours de l’un de ses nombreux voyages, a rencontré Analia, sur les bords du Río de la Plata. Quelques années plus tard, le jeune couple, avide de sédentarité et de calme, pose ses valises dans le marais. « Mes parents, établis à Bouin depuis une vingtaine d’années, m’ont fait découvrir le marais, explique Julien. À la recherche d’une reconversion professionnelle et d’une vie au grand air, Analia et moi sommes tombés sous le charme de cet horizon sans limites. »

La rencontre avec Christophe Pouts, saunier, a été décisive. La découverte du marais salant et de la maison à restaurer sur 3 ha, présentait l’opportunité idéale. Les 17 œillets du marais salant ne sont qu’un début. « Après trois ans d’apprentissage sur le tas, nous venons de créer la société Salines du Breuil et préparons notre premier marché de Noël avec nos sels et fleurs de sels aromatisés. »

Pour développer l’activité et l’ouvrir au tourisme, le couple commence la construction d’une salorge avec appel participatif sur le site Miimosa pour aider au financement.

Carquefou. Ils cuisinent leur pêche à la paillote de port Jean

Jusqu’au 1er septembre, la pêche en eau douce, locale, artisanale et responsable d’AB Pêcheries de Loire se déguste à la plage de l’Erdre, au pied du vignoble.

Impossible de résister à l’appel du fumet de leur anguille persillade. Comme Olivier Bretagne, venu à la pause méridienne déjeuner au bord de l’Erdre, avec ses collègues de Saint-Sébastien-sur-Loire, plusieurs gourmets avertis ont succombé au charme du « luxe absolu, dans la simplicité la plus totale », de la paillote de port Jean, face aux bateaux au mouillage. Il a commandé des pickles de pétales de brème (cuits au citron vert, à la tahitienne) et brunoise de légumes à l’huile d’olive, de l’anguille et « choisi le malvoisie d’à côté. On est vraiment dans le développement durable. Le vin est à 500 mètres, on ne peut pas faire mieux ! Le concept est sympa. C’est bucolique et c’est bon ! »

Circuit court et pêche respectueuse

Les légumes (Frank Chesneau), la bière du Bouffay (brassée aux Monceaux), le vin (Cyrille Bécavin) et le café (Un Grain une Feuille) sont fournis par des producteurs de Carquefou et les desserts par des producteurs de Landemont (du Groupement agricole d’exploitation en commun de la Divatte). Ici on travaille en circuit (très) court !

« Nous avons souhaité réinventer notre métier de pêcheur artisan avec une organisation qui va de la pêche à la commercialisation », expliquent Gilles Bégaud et Alain Baillet, pêcheurs associés depuis 2016, qui valorisent les poissons de Loire. « Notre spécialité est la capture du poisson vivant, avec des pièges non létaux de grande taille (limite du stress lors de la capture et dispositif d’échappement pour les individus trop petits) », précise Alain Baillet.

Grâce au Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP), ils ont pu moderniser leur outil de travail. « Nous avons inventé des viviers avec oxygénateurs et refroidisseurs d’eau qui conservent le poisson vivant dans de bonnes conditions. Et nous avons développé la technique de l’Ikejime, des maîtres japonais, pour une qualité sushi sashimi (respectueux du bien-être animal). »

Leurs silures, brèmes, carpes, sandres, anguilles, écrevisses et parfois mulets, aspes ou brochets, se retrouvent aussi bien sur les tables de la restauration gastronomique régionale et étoilée, qu’en vente directe au marché de Noël de Port Jean…et à la paillote, cet été, où les clients écocitoyens, comme Julien Durif, adhèrent à la démarche vers le 100 % compostable et recyclable. « On n’est pas habitué au tri, mais ça vient ».

Jusqu’au 1er septembre, paillote AB Pêcheries de Loire, port Jean. jeudis vendredis samedis de 12 h à 14 h et de 19 h, jusqu’à la tombée de la nuit ; dimanche de 12 h à 14 h

Reportage à la ferme de la Tindière : de la terre à l’AMAP

Des élèves du collège Paul Doumer à Nort-sur-Erdre ont réalisé, le 15 janvier 2018, un reportage à la ferme de la Tindière. Ils étaient assistés d’un journaliste. Ils y ont rencontré nos maraîchers, Claire, Gaëtan et Gregory. Ce reportage, composé de plusieurs petites séquences, est disponible ici : http://mediasenerdretgesvres.fr/sous-les-serres-le-bio/

10 février 2018 – Notre-Dame-des-Landes – ENRACINONS L’AVENIR

Pourquoi converger massivement sur la zad le 10 février ?

Depuis des décennies, les 1650 ha de la zad sont menacés par un projet d’aéroport climaticide, destructeur de terres nourricières, de zone humides et de liens sociaux. En lieu et place de ce projet, des paysan.ne.s résistant.e.s ont continué de vivre sur leurs terres et de nouveaux.elles habitant.e.s sont arrivé.e.s dans les 10 dernières années. Il s’invente sur la zad des formes de vie, d’habitats et d’agriculture fondées sur le partage, la rencontre, le soin du vivant et des biens communs.

Le 9 février 2018, la Déclaration d’Utilité Publique du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes aura 10 ans. Si le gouvernement, à l’issue de la médiation nommée il y a 6 mois, décide enfin d’abandonner ce projet mortifère, le 9 février marquera la fin officielle de la Déclaration d’Utilité Publique. Nous serons alors heureux de célébrer la préservation de ce bocage, avec toutes celles et ceux qui ont accompagné cette longue histoire de lutte au cours des dernières décennies. Nous convergerons pour poser ensemble les prochains jalons de l’avenir de la zad de Notre-Dame-des-Landes.

Si le gouvernement décidait envers et contre tout de s’entêter, il nous faudrait alors être aussi fort nombreux.ses à réaffirmer notre volonté d’empêcher le démarrage des travaux et de toute expulsion sur la zad.

Quelle que soit la position du gouvernement suite au rapport de la médiation, et en espérant le meilleur pour la suite, nous vous appelons donc à vous organiser dès aujourd’hui pour se retrouver sur la zad le 10 février et enraciner son avenir.

Chacun.e est invité.e le 10 février à apporter pousses, arbustes ou arbrisseaux pour enrichir les haies du bocage et marquer l’enracinement de chaque lieu défendu.