Le jour d’après

Un article publié dans Ouest-France le 20 mars 2020 sur le déroulement de la distribution de la veille.

À circonstances exceptionnelles, conditions particulières, puisque nous étions contraints à la mise en place de mesures préventives strictes.

L’article est à consulter ICI ou alors cliquez sur la copie de l’article.

Techniques culinaires et recettes simples de légumes et fruits bio

En tant qu’animateur culinaire, un de nos fidèles Amapiens, Dominique Ménard, a participé aux côtés de Gilles Daveau, de Cécile Morvan du groupement de producteurs Bio Loire Océan, ainsi que du réseau nantais d’animateurs culinaires, à la réalisation d’un livre sur les fruits et légumes bio de notre région. D’un format original, ce petit ouvrage présente  » côté jardin  » les productions et leurs méthodes au fil des saisons, et  » côté cuisine » des techniques culinaires et des recettes simples pour préparer ces produits en suivant cette saisonnalité.

Et voici donc un article de Ouest-France daté du 26 décembre qui fait la promotion de ce livre !

Reportage à la ferme de la Tindière : de la terre à l’AMAP

Des élèves du collège Paul Doumer à Nort-sur-Erdre ont réalisé, le 15 janvier 2018, un reportage à la ferme de la Tindière. Ils étaient assistés d’un journaliste. Ils y ont rencontré nos maraîchers, Claire, Gaëtan et Gregory. Ce reportage, composé de plusieurs petites séquences, est disponible ici : http://mediasenerdretgesvres.fr/sous-les-serres-le-bio/

10 février 2018 – Notre-Dame-des-Landes – ENRACINONS L’AVENIR

Pourquoi converger massivement sur la zad le 10 février ?

Depuis des décennies, les 1650 ha de la zad sont menacés par un projet d’aéroport climaticide, destructeur de terres nourricières, de zone humides et de liens sociaux. En lieu et place de ce projet, des paysan.ne.s résistant.e.s ont continué de vivre sur leurs terres et de nouveaux.elles habitant.e.s sont arrivé.e.s dans les 10 dernières années. Il s’invente sur la zad des formes de vie, d’habitats et d’agriculture fondées sur le partage, la rencontre, le soin du vivant et des biens communs.

Le 9 février 2018, la Déclaration d’Utilité Publique du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes aura 10 ans. Si le gouvernement, à l’issue de la médiation nommée il y a 6 mois, décide enfin d’abandonner ce projet mortifère, le 9 février marquera la fin officielle de la Déclaration d’Utilité Publique. Nous serons alors heureux de célébrer la préservation de ce bocage, avec toutes celles et ceux qui ont accompagné cette longue histoire de lutte au cours des dernières décennies. Nous convergerons pour poser ensemble les prochains jalons de l’avenir de la zad de Notre-Dame-des-Landes.

Si le gouvernement décidait envers et contre tout de s’entêter, il nous faudrait alors être aussi fort nombreux.ses à réaffirmer notre volonté d’empêcher le démarrage des travaux et de toute expulsion sur la zad.

Quelle que soit la position du gouvernement suite au rapport de la médiation, et en espérant le meilleur pour la suite, nous vous appelons donc à vous organiser dès aujourd’hui pour se retrouver sur la zad le 10 février et enraciner son avenir.

Chacun.e est invité.e le 10 février à apporter pousses, arbustes ou arbrisseaux pour enrichir les haies du bocage et marquer l’enracinement de chaque lieu défendu.

Fine : la vedette du salon de l’agriculture

Article publié sur le site pleinchamp.com le 22/02/2017

Un caractère de « meneuse » et de belles cornes en lyre: la vache Fine, six ans, Bretonne Pie Noire bretonne et égérie du 54e Salon de l’Agriculture de Paris, y représentera l’agro-écologie et la commercialisation en circuit court.

1,17m au garrot, 450 kilos: Fine, ce n’est « pas la taille mannequin », mais un petit gabarit caractéristique de ces « vaches à beurre » donnant un lait très riche en se contentant d’une alimentation naturelle basée sur l’herbe et le foin, explique Cédric Briand, propriétaire de la nouvelle mascotte du Salon, qui se tient du 25 février au 5 mars. Née en mars 2010 à la Ferme des 7 chemins à Plessé (Loire-Atlantique), exploitée sur 60 hectares par Cédric Briand et ses deux associés, Mathieu Hamon et Hervé Merand, Fine est la fille d’Akhenaton et de Capucine, « la tyrannie et la fleur », souligne, rieur, son maître, par ailleurs vice-président de l’Union Bretonne Pie-Noir.

Dans le champ où elle broute avec ses 40 copines, « c’est la dominante du troupeau. Mais une dominante plutôt bienveillante. Elle s’impose naturellement, quand elle va boire, les autres se poussent », décrit l’éleveur en menant son cheptel à la traite. Les spécialistes de la Bretonne Pie-Noir ne s’y sont pas trompés: quand le Salon de l’Agriculture a choisi en mai dernier de mettre à l’honneur cette race à petit effectif pour sa 54e édition, ils ont désigné « à l’unanimité » Fine dans le champ de Cédric Briand. Outre son « caractère de meneuse », la vache est « bien sur ses aplombs », a un petit coeur sur le front, une écharpe et des chaussettes blanches sur ses pattes.

Proche de la disparition

Le portrait de Fine trône désormais en 500 exemplaires dans les couloirs du métro parisien, mais aussi dans les rues de la capitale et sur les bus. Une affiche de plus de 600 m2 est placardée sur le périphérique. Déjà star, Fine, qui n’a quitté sa ferme qu’à de rares occasions et qui peut être « un peu tête de pioche », a des séances de travail quotidiennes avec son maître, de la radio à plein volume dans la salle de traite aux promenades au licol dans la cour de la ferme, pour éviter le stress du bruit et de la foule.
La grand-messe de l’agriculture sera pour Cédric Briand, fils d’éleveurs en production laitière, l’opportunité de mettre en avant « la valorisation en circuit court et en bio » de la Bretonne Pie-Noir. Plus vieille race de vaches françaises avec la Charolaise, elle a frisé l’extinction. Mais un plan de sauvegarde en 1976, le premier au niveau national pour une race bovine, permet de faire passer l’effectif de quelque 300 vaches à 2.000 aujourd’hui contre 700.000 têtes recensées au début du XXe siècle. « Pour survivre, les éleveurs se sont mis à faire du fromage et de la vente directe, dès les années 1960 », souligne M. Briand, qui s’est tourné vers cette race mixte, rustique et sobre après des études de productions animales.

Le GAEC (Groupement agricole d’exploitation en commun, ndlr) des 7 Chemins produit une quantité moyenne de 115.000 litres de lait par an, dont 100.000 sont transformés en crème, beurre et fromages, avant d’être vendus à 45% à la ferme, à 45% dans le réseau Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) et à 10% aux restaurateurs du territoire. Les trois associés vivent de leur métier et s’octroient cinq semaines de congés par an. Au Salon, Cédric Briand plaidera auprès des hommes et femmes politiques qui s’y presseront, en pleine campagne présidentielle et en pleine mutation agricole, pour « une agriculture plus inscrite dans la société, qui prenne en compte l’environnement et l’alimentation de nos concitoyens ».