Reportage à la ferme de la Tindière : de la terre à l’AMAP

Des élèves du collège Paul Doumer à Nort-sur-Erdre ont réalisé, le 15 janvier 2018, un reportage à la ferme de la Tindière. Ils étaient assistés d’un journaliste. Ils y ont rencontré nos maraîchers, Claire, Gaëtan et Gregory. Ce reportage, composé de plusieurs petites séquences, est disponible ici : http://mediasenerdretgesvres.fr/sous-les-serres-le-bio/

Fine : la vedette du salon de l’agriculture

Article publié sur le site pleinchamp.com le 22/02/2017

Un caractère de “meneuse” et de belles cornes en lyre: la vache Fine, six ans, Bretonne Pie Noire bretonne et égérie du 54e Salon de l’Agriculture de Paris, y représentera l’agro-écologie et la commercialisation en circuit court.

1,17m au garrot, 450 kilos: Fine, ce n’est “pas la taille mannequin”, mais un petit gabarit caractéristique de ces “vaches à beurre” donnant un lait très riche en se contentant d’une alimentation naturelle basée sur l’herbe et le foin, explique Cédric Briand, propriétaire de la nouvelle mascotte du Salon, qui se tient du 25 février au 5 mars. Née en mars 2010 à la Ferme des 7 chemins à Plessé (Loire-Atlantique), exploitée sur 60 hectares par Cédric Briand et ses deux associés, Mathieu Hamon et Hervé Merand, Fine est la fille d’Akhenaton et de Capucine, “la tyrannie et la fleur”, souligne, rieur, son maître, par ailleurs vice-président de l’Union Bretonne Pie-Noir.

Dans le champ où elle broute avec ses 40 copines, “c’est la dominante du troupeau. Mais une dominante plutôt bienveillante. Elle s’impose naturellement, quand elle va boire, les autres se poussent”, décrit l’éleveur en menant son cheptel à la traite. Les spécialistes de la Bretonne Pie-Noir ne s’y sont pas trompés: quand le Salon de l’Agriculture a choisi en mai dernier de mettre à l’honneur cette race à petit effectif pour sa 54e édition, ils ont désigné “à l’unanimité” Fine dans le champ de Cédric Briand. Outre son “caractère de meneuse”, la vache est “bien sur ses aplombs”, a un petit coeur sur le front, une écharpe et des chaussettes blanches sur ses pattes.

Proche de la disparition

Le portrait de Fine trône désormais en 500 exemplaires dans les couloirs du métro parisien, mais aussi dans les rues de la capitale et sur les bus. Une affiche de plus de 600 m2 est placardée sur le périphérique. Déjà star, Fine, qui n’a quitté sa ferme qu’à de rares occasions et qui peut être “un peu tête de pioche”, a des séances de travail quotidiennes avec son maître, de la radio à plein volume dans la salle de traite aux promenades au licol dans la cour de la ferme, pour éviter le stress du bruit et de la foule.
La grand-messe de l’agriculture sera pour Cédric Briand, fils d’éleveurs en production laitière, l’opportunité de mettre en avant “la valorisation en circuit court et en bio” de la Bretonne Pie-Noir. Plus vieille race de vaches françaises avec la Charolaise, elle a frisé l’extinction. Mais un plan de sauvegarde en 1976, le premier au niveau national pour une race bovine, permet de faire passer l’effectif de quelque 300 vaches à 2.000 aujourd’hui contre 700.000 têtes recensées au début du XXe siècle. “Pour survivre, les éleveurs se sont mis à faire du fromage et de la vente directe, dès les années 1960”, souligne M. Briand, qui s’est tourné vers cette race mixte, rustique et sobre après des études de productions animales.

Le GAEC (Groupement agricole d’exploitation en commun, ndlr) des 7 Chemins produit une quantité moyenne de 115.000 litres de lait par an, dont 100.000 sont transformés en crème, beurre et fromages, avant d’être vendus à 45% à la ferme, à 45% dans le réseau Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) et à 10% aux restaurateurs du territoire. Les trois associés vivent de leur métier et s’octroient cinq semaines de congés par an. Au Salon, Cédric Briand plaidera auprès des hommes et femmes politiques qui s’y presseront, en pleine campagne présidentielle et en pleine mutation agricole, pour “une agriculture plus inscrite dans la société, qui prenne en compte l’environnement et l’alimentation de nos concitoyens”.

Fine : la vedette du salon de l’agriculture

Article publié sur le site pleinchamp.com le 22/02/2017

Un caractère de “meneuse” et de belles cornes en lyre: la vache Fine, six ans, Bretonne Pie Noire bretonne et égérie du 54e Salon de l’Agriculture de Paris, y représentera l’agro-écologie et la commercialisation en circuit court.

1,17m au garrot, 450 kilos: Fine, ce n’est “pas la taille mannequin”, mais un petit gabarit caractéristique de ces “vaches à beurre” donnant un lait très riche en se contentant d’une alimentation naturelle basée sur l’herbe et le foin, explique Cédric Briand, propriétaire de la nouvelle mascotte du Salon, qui se tient du 25 février au 5 mars. Née en mars 2010 à la Ferme des 7 chemins à Plessé (Loire-Atlantique), exploitée sur 60 hectares par Cédric Briand et ses deux associés, Mathieu Hamon et Hervé Merand, Fine est la fille d’Akhenaton et de Capucine, “la tyrannie et la fleur”, souligne, rieur, son maître, par ailleurs vice-président de l’Union Bretonne Pie-Noir.

Dans le champ où elle broute avec ses 40 copines, “c’est la dominante du troupeau. Mais une dominante plutôt bienveillante. Elle s’impose naturellement, quand elle va boire, les autres se poussent”, décrit l’éleveur en menant son cheptel à la traite. Les spécialistes de la Bretonne Pie-Noir ne s’y sont pas trompés: quand le Salon de l’Agriculture a choisi en mai dernier de mettre à l’honneur cette race à petit effectif pour sa 54e édition, ils ont désigné “à l’unanimité” Fine dans le champ de Cédric Briand. Outre son “caractère de meneuse”, la vache est “bien sur ses aplombs”, a un petit coeur sur le front, une écharpe et des chaussettes blanches sur ses pattes. Proche de la disparition

Le portrait de Fine trône désormais en 500 exemplaires dans les couloirs du métro parisien, mais aussi dans les rues de la capitale et sur les bus. Une affiche de plus de 600 m2 est placardée sur le périphérique. Déjà star, Fine, qui n’a quitté sa ferme qu’à de rares occasions et qui peut être “un peu tête de pioche”, a des séances de travail quotidiennes avec son maître, de la radio à plein volume dans la salle de traite aux promenades au licol dans la cour de la ferme, pour éviter le stress du bruit et de la foule. La grand-messe de l’agriculture sera pour Cédric Briand, fils d’éleveurs en production laitière, l’opportunité de mettre en avant “la valorisation en circuit court et en bio” de la Bretonne Pie-Noir. Plus vieille race de vaches françaises avec la Charolaise, elle a frisé l’extinction. Mais un plan de sauvegarde en 1976, le premier au niveau national pour une race bovine, permet de faire passer l’effectif de quelque 300 vaches à 2.000 aujourd’hui contre 700.000 têtes recensées au début du XXe siècle. “Pour survivre, les éleveurs se sont mis à faire du fromage et de la vente directe, dès les années 1960”, souligne M. Briand, qui s’est tourné vers cette race mixte, rustique et sobre après des études de productions animales.

Le GAEC (Groupement agricole d’exploitation en commun, ndlr) des 7 Chemins produit une quantité moyenne de 115.000 litres de lait par an, dont 100.000 sont transformés en crème, beurre et fromages, avant d’être vendus à 45% à la ferme, à 45% dans le réseau Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) et à 10% aux restaurateurs du territoire. Les trois associés vivent de leur métier et s’octroient cinq semaines de congés par an. Au Salon, Cédric Briand plaidera auprès des hommes et femmes politiques qui s’y presseront, en pleine campagne présidentielle et en pleine mutation agricole, pour “une agriculture plus inscrite dans la société, qui prenne en compte l’environnement et l’alimentation de nos concitoyens”.

La vache bretonne pie noir

Le GAEC des sept chemins qui nous fournit en produits laitiers de vache est à l’honneur au travers de la bretonne pie noir, petite vache forcément très bien adaptée aux conditions de notre région.

Les maraîchers de l’AMAP distingués

Nos maraîchers avaient participé, sans trop y croire, à un concours appelé Talents Gourmands organisé par le Crédit Agricole. Ce concours, à l’échelle nationale, avait pour objectif de mettre en lumière la richesse de nos régions et ceux qui y participent. Le jury est prestigieux (grands chefs étoilés, meilleurs ouvriers de France etc). Après avoir passé l’étape de la finale régionale, Claire et Gaëtan sont devenus lauréats !

Ils sont ce lundi 24 février au salon de l’agriculture (sur les coups de 19 heures) pour le dernier round. C’est une grande satisfaction pour nous tous que de voir nos valeurs, notre engagement et notre goût reconnus et validés de cette façon. Félicitations à la ferme de la Tindière.

L’article de Ouest-France du 24/02 ci-après :

Nos maraîchers reconnus pour leurs valeurs, leur savoir-faire et leurs légumes

Invités par un de nos Amapiens travaillant au Crédit Agricole à participer à ce concours Talents Gourmands, nos maraîchers ne se doutaient pas qu’ils en seraient les lauréats. Des maraîchers bio 100% AMAP reconnus par un jury composé, entre autres, de représentants de cette banque connue pour son soutien à l’agriculture chimique et productiviste, c’est réjouissant à plus titre. Cela montre aussi que les lignes bougent. Que, un peu partout, ça réfléchit. Notre AMAP est heureuse de cette reconnaissance accordée à un savoir-faire et à des produits. Par ailleurs, parmi les membres de ce jury, on relève des étoiles de la gastronomie et de la restauration. Quelque part, ils valident notre goût et nos attentes.